Los mots deu silenci

 

Parler des conséquences environnementales de l’industrialisation du complexe de Lacq est un sujet que bien peu de personnes ont osé soulever depuis la découverte du gisement.

Si le problème environnemental a été posé de façon cruciale au début de l’exploitation du gisement de Lacq, puis dans les années 1970 par quelques écologistes, que l’on méprisait plus qu’ils n‘étaient écoutés, et par quelques rares syndicalistes, il n’est abordé aujourd’hui que dans des instances de concertation dont le grand public ignore l’existence.

Qui connait le SPPPI [1], le CODERST [2] ou le CLIC [3] ? Ces instances sont composées de hauts fonctionnaires, de responsables politiques, d’industriels présents sur le site. Un très petit nombre d’associations environnementales - dont la SEPANSO Pyrénées-Atlantiques - et de syndicalistes y sont associés. Les riverains, eux, ne sont pas conviés dans les deux premières.

De la même façon, le problème sanitaire n’a été que très peu abordé et toujours dans des cercles très restreints. Actuellement et malgré les interrogations de quelques syndicalistes sur le complexe il n’est pratiquement pas évoqué.

Pourquoi cette opacité ? Pourquoi ce silence ? Pourquoi est-il si difficile voire douloureux de poser des mots sur ces questions ? Pourquoi cette chape de plomb ?

En soulevant cette problématique, nous posons en fait la question : « jusqu’où peut-on aller dans l’acceptation des risques dans le domaine industriel ? »

Notes

[1] Secrétariat Permanent pour les Préventions des Pollutions Industrielles

[2] COnseil Départemental de l’Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques

[3] Comité Local d’Information et de Concertation